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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:40

 

On a finalement pas partagé la nuit en 2 pour cette dernière naviguation, on n'était plutôt bien parti puis en soirée j'ai à nouveau été malade. J'ai tenu jusqu'à minuit repris à 5h en forme. Olivier ça allait. En tout cas on était super content on a avancé vite 6 à 7 noeuds en moyenne, et juste après le cap St Vincent on s'est trouvé au soleil sur un mouillage de rêve sur une petite plage entourée de falaises, l'eau turquoise...

 

ENSEADA-DE-SAGRES--BALEIRA--1---1-.jpg     ENSEADA-DE-SAGRES--BALEIRA--5---1-.jpg

 

 

Olivier s'est baigné pas moi la frileuse, encore 19° l'eau. On ose espérer que le plus difficile est derrière nous, que de meilleures conditions vont s'offrir à nous en étant plus au Sud. Actuellement, on est sur le mouillage de la ville de LAGOS pour récupérer le colis d'accastillage avec notamment le frein de baume (éviter un autre empannage et se fracasser la tête surtout). Le temps qu'Olivier travaille sur le bateau et que moi je parvienne à une connexion internet, et on part pour le maroc, traverser le détroit de Gibraltar mais bien au large. On réfléchit sur le port d'arrivée, Rabat ou Al Jadida. De nouvelles histoires en arrivant sur le continent africain, avec certainement de nombreuses anecdotes avec les marocains (problèmes administratifs par exemple, inch ha llha)

 

On commence à se faire plaisir, il était temps. On ne va pas en méditérannée, après le Maroc on continue notre descente, canaries et cap vert.

 

On est ouvert à toutes critiques concernant le blog, les améliorations a apporter, ce que vous souhaitez qu'on intègre...

 

Pour ce qui est des photos, le transfert ne passe pas ici, et je n'ai pas envie de perdre mon temps à comprendre pourquoi. Vous les aurez une autre fois.

 

 

Un petit moment passé sur la plage devant notre mouillage

 

Photo-010.jpg      

 

Nous avons visité des grottes et trous soufflants à 1 mile de LAGOS sur la punta de Piedade, les photos sur le guide nous ont incité à ne pas manquer l'évènement.. On a remouillé avec Angeeol au pied des falaises puis avons sauté dans l'annexe jouer les touristes. Plusieurs passages sous et entre les roches, facile d'accès quand il n'y a pas de houle comme ce jour là, sinon danger...Comme vous pouvez le constater sur les photos les grottes sont plutôt des arches mais ne soyons pas trop exigents le détour en valait la peine.

 

grottes-ponta-de-piedade--17---1-.jpg           grottes-ponta-de-piedade--19---1-.jpg         grottes-ponta-de-piedade--20---1--copie-1.jpg

 

On est tombé en panne de moteur sur la fin de la balade, au moins on s'est servi de nos nouvelles rames, et on a pris le temps de demander à un pêcheur de nous prendre en photo, ce n'est pas tous les jours que vous nous verrez tous les trois, si vous nous reconnaissez, j'avoue que ce monsieur  nous a pris de large...

 

grottes-ponta-de-piedade--26---1-.jpg

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:31

  cascais.jpg

 

Nous avons passé 2 nuits au mouillage de Cascais juste à côté de la marina, avant que le temps ne devienne vraiment mauvais. La houle du sud nous oblige à entrer au port. Et il nous est arrivé un nouveau petit problème. Au moment de relevé l'ancre, le moteur a calé, un bout de pêcheur s'est pris dans notre hélice. Olivier s'est dévoué pour rapidement enfiler sa combinaison de plongée et sauter dans cette eau bien froide dès le matin. Il a réussi à démêler notre ennemi. Pendant ce temps forcément le bateau dérivait, il fallait être bien attentif à ce qu'on ne vienne pas toucher un autre voilier ou bateau de pêche. Heureusement pour nous le vent n'était pas encore très fort.

 

A chaque nouvelle marina on retrouve des bateaux de voyage, et on en découvre de nouveaux, avec à bord des solitaires, des couples ou des familles. Les premières heures , on n'a pas forcément envie d'aller discuter avec les autres, on attend un peu, et puis on y va ou on vient vers nous. On verra par la suite comment nos relations avec les autres vont évoluer, tout dépendra je pense la durée du port ou du mouillage. On sent tout de même une certaine générosité, une envie d'aider l'autre spontanément entre "marins".On s'est retrouvé avec 5 bateaux français dont 3 bretons, on les retrouve partout ces bretons voyageurs! Un soir on s'est tous retrouvé pour un apéro un peu rallongé, très bonne soirée.On commence à créer des liens mais le lendemain, certains quittent le port pour une nouvelle escale, on se retrouvera peut être ailleurs peut être pas. On suivra leur aventure sur leur blog.

 

jabadao.jpg

 

 

Durant ces quelques jours au port, le vent a bien soufflé environ 40 noeuds de vent, et comme on était au moment des grandes marées, il y a eu d'impressionnantes vagues passer par-dessus la digue pour venir nous arroser les ponts des voiliers, il y a eu un peu de dégats, l 'équipe du port est venue renforcer les pontons. Le long de la voie ferrée, des barrières et du béton se sont effondrés. Dommage nous on n'a pas de vidéo à vous montrer sur le blog. On va essayer d'en récupérer une. On sait qu'en mer il y avait au moins 6 mètres de creux. Les journées ne nous ont pas empêché d'aller se balader lorsque c'était un peu plus calme, mais on souhaite que le vent chasse les nuages et se calme, le linge devient un enfer, il ne sèche pas, on se comprend entre nanas, tout est humide sur le bateau...

 

Cette marina de Cascais représente bien la ville, un goût de luxe où l'on nous offre une bouteille de vin à notre arrivée et où l'on commence par longer des grosses vedettes de plaisance dites "yauchts" d'une trentaine de mètres. LISBONNE est à une dizaine de minutes par le train, on l'a déjà pris pour tenter de rejoindre des boutiques d'acastillage et améliorer notre matériel. La ville est très agréable, beaucoup d'espaces verts, une architecture très moderne et différente parfois étonnante mais bien conciliée avec le décor avoisinant, le tout au bord du Tage. Des habitants très courtois, en apparence détendus. On se sent bien au Portugal. Un exemple, un matin dans le train pour Lisbonne on a rencontré Maria, qui à 3 stations de Cascais,un échange de quelques minutes et on se retrouve invité à manger chez elle.Une personne qui a beaucoup voyagé.

 

Theatre-national-Maria-II.jpg     Photo-014.jpg

 

On voulait vous préciser qu'on a du mal à se connecter au wi-fi, les réseaux ne fonctionnent pas bien, on doit aller consommer dans des bars à chaque fois. Vous n'aurez pas forcément de nouveaux articles régulièrement. Et puis on n'aura pas forcément tous les jours des tas d'histoires à vous raconter, on a des journées banales aussi qui se résument aux tâches ménagères comme à la maison, et quand il pleut beaucoup, on n'est un peu coincer sur le bateau, si bien que les visites sont décalées ou annulées. A moins qu'on achète une antenne wi fi.

 

On a repris le mouillage juste à côté de la marina, toujours à Cascais et on repart ce mardi 12 octobre avec très peu de vent malheureusement, on a l'impression que c'est tout ou rien. On vise LAGOS tout au Sud du Portugal dans l'Algarve. On attend un colis français pour des pièces puisque on n'a pas trouvé ce dont on a besoin même à Lisbonne. Et peu de temps après on prévoit le MAROC. Pour les quarts de nuit on va essayer une autre méthode, de se partager la nuit en 2.

 

A très vite...

 

 

 

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:22

 

Visite rapide de Porto by night en poussette, on a pris le bus puiqu'il y avait plusieurs kilomètres, Ohana était ravie

 

PORTO.jpg        photo pont louiz I

 

Photo-024-copie-1.jpg

 

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 casse--1--copie-1.jpg              casse--3--copie-1.jpg

                      coulisseau de bome

 

 

Nous avons quitté le port de leixos en fin de journée après avoir acheté quelques pièces pour le bateau. Il a fallu qu'Olivier retourne en bus sur le centre de Porto à la recherche de la seule petite boutique d'acastillage tenue par des anciens dans leur villa.

 

Nous avons pris la direction de Peniche, petite ville de pêcheur fortifiée, 118 Miles de naviguation, pas de mal de mer cette fois, faut dire que la mer était calme. Avant d'arriver au mouillage puiqu'on voulait mouiller devant le môle face à la grande plage, on a du contourner toute la côte de cette ville qui de loin ressemble à une île (elle en était une apparemment autrefois), on a pu apprécier les falaises escarpées entrecoupées de quelques plages et ses 2 îles Berlenga et Cabo Carvoeira réserves naturelles

 

 

 

 

Photo-039-copie-1.jpg 

 

              LES FALAISES DE PENICHE

 

 

On a finallement pris une bouée juste à l'entrée du port bien protégé par la digue. Ce sont les agents du port, lors du plein de gasoil qui nous ont indiqué cette place, gratuitement. Ils nous ont expliqué que la marina était fermée actuellement, que le ponton visiteur est en restauration. Nous avons rencontré un autre voilier et son équipage, une autre famille en escapade pour 5 ans, elle en est à sa 4ème année. nous ont raconté leur voyage jusque là, leur ressenti.

 

On attend un coup de vent avant de rapartir, on a envie aussi de rester au même endroit pour vivre davantage avec cette ville, flâner dans les rues, se balader sur sa côte, rester bricoler sur le bateau, profiteter du marché local...

 

 

natta.jpg

      nata patisserie : flan sur une pâte feuilletée

 

 

Les journées passent très vites, tout prend plus de temps : Se laver, laver le linge, se connecter à internet quand on a pas le wifi...par exemple. On essaie de ne plus se stresser pour un rien, on a plus vraiment d'impératif, si ce n'est que pour naviguer, si on veut naviguer, on doit suivre attentivement la météo.

En parlant de météo justement aujourd'hui on est un peu bloqué sur le bateau, il doit y avoir 30 noeuds de vent, il pleut, même dans le port le bateau roule. Qu'est ce qu'on va trouver comme occupation? Déjà écrire pour vous raconter notre nouvelle vie, dormir puique la nuit n'a pas été réparatrice, cuisiner puisque on a acheter du poisson hier, lire parce que jusque là on a pas pu beaucoup lire, jouer avec Ohana un peu plus et je crois qu'après on sera rendu au soir. Demain, ou après demain on compte passer sur la grande plage praia do medao, après des informations des habitants aurait lieu un championnat du monde de surf, donc Péniche est non seulement le second plus grand port de pêche du Portugal mais également un très bon spot de surf, l'occasion pour nous de s'intéresser à ce sport de glisse qu'on n'a jamais pratiqué.

 

 

Photo-051.jpg

grande plage vide : matin tôt du bateau car la veille lors de la balade batterie à chargér dans le bateau!

 

IMG_3187.JPG

Ohana notre surfeuse a nous

 

 

Depuis Peniche, on est rendu à CASCAIS, une citée dortoir de Lisbonne à l'entrée de la vaste embouchure du Tage ( Rio Tejo).

Il a fallu prendre une décision, à savoir si on reste 1 semaine encore sur Peniche ou bien avancer un peu et s'arrêter dans 1 des 4 ports sur Lisbonne. En ce moment la météo n'est pas très clémente, on a déjà eu un coup de vent à Peniche avec de la houle, on avait une seule journée un peu plus calme pour se bouger un peu (avec tout de même une houle encore de 3m) sachant que derrière une autre dépression arrivait, donc pas trop le choix que de s'abriter dans un port. Sur cette côte du Portugal, il y a très peu de mouillage protégé.

On a encore été malade dès les premières heures de naviguation (pas Ohana). On va aussi vous faire partager les moments difficiles de cette aventure, ce qu'on se dit dans ces moments là. Lorsqu'on a le mal de mer, on n'a envie de rien, on est comme des Zombis, vidé pour moi puisque je vomis, sans force bien sûr, courbaturé de partout. On sait qu'il faut manger mais rien ne passe, Olivier culpabilise de nous avoir emené jusque là pour se retrouver loin des plaisirs mais dans le dégoût total... Je vous laisse imaginer. On essaie de réfléchir un peu et on parle, pourquoi on est dans cet état? Plusieurs réponses évidentes :

▪on n'est pas parti dans de bonne conditions (pas reposé, hésitant jusq'au dernier moment sur le fait de rester à ce mouillage ou en retrouver un autre),

▪la météo avec les 3 m de creux sans trop de vent (bruit et odeur du moteur), et déçu de ne pas tenir une bonne vitesse sous voile

▪ on ne navigue pas assez longtemps , le temps de s'amariner à nouveau on est déjà rendu dans un autre port ou mouillage, peut-être faudrai-t-il naviguer 3 jours d'affiler avant de s'arrêter. On le saura par la suite.

▪ on est destiné à avoir le mal de mer à chaque naviguation. D'ailleurs beaucoup de marins nous disent qu'il sont souvent sujet au mal de mer.

 

Plusieurs heures s'écoulent lentement, et voyant que le point de chute approche on se sent mieux, on relance une ligne de traîne (avec les bonbons au gimgembre de maman) pour obtenir une nouvelle fois un maquerau, on arrive au mouillage de Cascais juste à l'entrée du port à la tombée de la nuit par une mer calme, de belles lumières éclairent la ville, on retrouve le sourire avec l'envie de mettre pied à terre ici le lendemain. Un bon repas dans le cockpit au maquereau grillé et très vite les yeux qui se ferment.

 

Après ces quelques premières semaines de voyage, on se sent fatigué, je crois qu'on le sera toujours, déçus d'avoir autant le mal de mer, mais ravis de vivre sur un bateau. On réfléchit à éventuellement changer notre itinéraire pour découvrir les pays du sud de la méditérranée. Les températures ne seront pas très chaudes, cependant de nombreuses escales intéressantes avec du cabotage. Ou alors, on souhaiterait arriver vite dans des endroits plus chaud Canaries, Cap Vert, se baigner et traîner dans de somptueux mouillages, vous envoyer les cartes postales. Mais avant cela, on a de la route et pas forcément dans de bonnes conditions. Mais le plaisir s'obtient à force de persévérance.

 

  Photo-034.jpg

                              !!!! 

 

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:42

 

Nous voulions aller au moins jusqu'à PENICHE un port avant LISBONNE, mais nous avons rencontré nos premiers soucis. On va bien , pas de panique, on va dire qu' on a un peu cherché ce qui nous est arrivé.

 

Déjà pour commencer,on a repris la route en fin de journée vendredi de Muros sans être très reposés puisque la nuit d'avant nous nous sommes couché à 00H après avoir tenter d'échouer sur un banc de sable pour qu'olivier puisse modifier le pas de l'hélice qui ne permettait pas au moteur de prendre tous ses tours. Résultat il nous a manqué 50CM pour y avoir accès!! On a donc traversé une partie de la baie à pied pour aller repérer une cale pour la marée suivante de 6 HR

 

MUROS BIS (3)   MUROS BIS (9)

 

Sur le chemin de St Jacques de Compostelle...                      L'échouage à MUROS

 

 

Aprés avoir bien regardé la météo qui annonçait 20 noeuds de vent de nord, nord-est avec des rafales juqu'à 25 NOEUDS, on s'est dit très bien pour une fois on va avancer, puisque jusqu'a présent on a plutôt naviguer dans la pétole, et on va pouvoir tracer  2- 3 jours pour atteindre le sud du Portugal.

Dès le départ on a été bien pris par un mal de mer,il n'y a qu'ohana qui était cool!!!

On attaque notre première naviguation de nuit à deux ,les quarts de 3 HR en journée et 2 HR la nuit sont vraiment un rythme " à la con". Au début on ne trouve pas le sommeil et puis on fini par tomber de fatigue et dormir un peu. On avançait bien à 7 noeuds avec le vent annoncé mais on s'est rapidement rendu compte qu'on avait pas été assez attentifs à la houle et on s'est retrouvé avec des creux de 3M et une mer croisée avec la houle résiduelle d'ouest et un bon clapot de nord levé par le vent, le tout par le trois quart arrière. Le bateau se comporte bien mais il est clair que se sont des conditions plutôt musclées pour nous. Dans ces moments là le plaisir attendu tourne vite à la galère et les heures deviennent longues.La nuit passe et au petit matin un banc de dauphins reste avec nous pendant une bonne heure. A ce moment là, il nous reste à peu près 100 Miles pour arriver sur Peniche.

La particularité d'une allure au portant (vent arrière) c'est que le bateau roule bcp et que la houle rend la grande voile dure à laisser établir sur un bord.

 

Ce qui devait arriver arriva :

 

Une déferlente nous fait faire un écart de cap important et la grand voile passe  violement sur l'autre bord (empannage): la fixation du palan d'écoute sur la bome est cassée. Notre GV n'est plus maintenue et repasse une nouvelle fois sur l'autre bord. Cette fois c'est un des bas haubans ( câbles en inox qui tiennent le mat) qui arrête net la bôme.

Le bilan n'est pas beau : Il faut récuperer la bome qui est en travers du bateau pour retrouver un point de fixation où frapper l'écoute. On met ohana dans son lit en lui expliquant qu'elle doit rester toute seule : on dirait qu'elle comprend la situation et reste calme sans pleurer.On se met par le travers, on affale la gv et olivier est obligé de se pencher à l'extérieur du bateau ( attaché) pour passer un mousqueton et pouvoir ramener la bome dans l'axe le tout avec un bateau qui roule tellement que les filières tribord sont quasi dans l'eau. On remarque alors que la bome est bien marquée là ou elle a touché le hauban. Les 25 ND de cette nuit seront de trop, il faut rentrer pour réparer,le port le plus proche et accessible par tout temps est juste au dessus de PORTO, on est a 30 Miles.

 

  Nous n'étions toujours pas en forme, pas d'appétit, moi qui vomit... Par contre Ohana comprenait ce qui se passait, elle a été d'un calme époustoufflant, elle nous faisait des calins, une vraie petite fille qui prend soin de ses parents!

Pour rejoindre la côte,  on essaie de dormir, on ne parvient à rien faire d'autres.

 

On arrive à l'entrée du grand port de commerce de LEIXOS (touche PORTO), on affale tout et on met en route le moteur : 2 ème incident, l'alarme du moteur ne s'éteint pas, ce qui signifie qu'il n'y a plus d'eau! La un gros coup de stress, il faut remettre les voiles, alors qu'il y a beaucoup de vents le passage n'est pas large... On se met à tirer des bords dans la darse du port de commerce comme on peut zig-zagant les autres voiliers et un gros drageurs en reprenant 5 noeuds...une grande plage devant nous je la vise... J'essaie d'appeler les services du port par VHF ça ne marche pas... Olivier me dit qu'il lui faut 5mn pour réparer la panne, je rechange de route...il suggère de mouiller si ce n'est pas résolu rapidement, mais mouiller en arrivant à 5 NOEUDS je ne connais pas... Et finalement, son rapide coup d'oeil sur le filtre à eau de mer lui fait comprendre qu'il y a un problème sur le circuit d'eau, une poche plastique aurait bouché la prise d'eau? Non,c'est la gite du bateau qui a désamorcé le circuit d'eau. En changeant la turbine de pompe à eau de mer, on peut redémarrer le moteur, un grand soulagement. On reprend la route direction le port, j'espère au fond de moi que l'alarme ne va pas recommencer! c'est quand même rassurant d'avoir un mécanicien à bord.

 

On a dormi comme des bébés et on pense rester un peu ici, PORTO semble se faire désirée. Et je crois qu'on a bien mérité notre nuit au port.

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