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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 23:43

 

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                   SON PORT DE PECHE                          IMG_3840-copie-1.jpg

 

 

 

Après une agréable naviguation de 48H, (et oui il y en a des bonnes heureusement), nous sommes arrivés au Maroc. A l'aurore, quelques heures déjà avant notre arrivée, on sentait une odeur parfumée indéfinissable. On a profité du soleil et du peu de vent pour tirer des bords avant notre entrée au port de Mohammedia partageant  la mer avec tous ces petits pêcheurs, peu visibles d'ailleurs.

Ahmed, le chef de port comme à son habitude nous a accueilli chaleureusement, les autorités(douane, immigration et police) sont montées à bord rapidement pour  nous délivrer le permis d'escale. On peut  vanter leur efficacité et rapidité car il arrive fréquemment que des problèmes se pose administrativement dans ce pays.

 

On se retrouve entre Rabat et Casablanca, dans un port de pêche et de commerce avec un terminal pétrolier, les entrées sont donc très sécurisées.

 

Photo-049.jpg    Photo-051-copie-1.jpg

 

Juste derrière notre bateau, d'un côté grouillent les pêcheurs matin et soir, ils parlent ou plutôt s'exclament en arabe bien sûr et parfois s'enflamment jusqu'à se taper dessus, on imagine que le poisson a une place importante dans leur vie. Ils pêchent merlans, daurades,soles, sardines,crevettes...

 et de l'autre côté, on observe les raffineries. Deux odeurs, deux marchés différents.On apprend que cette ville de 145 000 habitants est le premier port pétrolier. Elle détient une place industrielle importante, des conserveries de poisson, fabrique de tuile, usines de transformation de la laine et de produits agricoles. Son port lui permet donc facilement d'exporter ses productions.

Mohammedia est aussi une sation balnéaire, la plage de Pont Blondin attire une grande clientèle marocaine aisée (casino Fadala). Le centre ville est divisé à l'Est par la casbah datant du XVIIIè avec sa médina et son souk, et à l'Ouest la banlieue Mamesnann avec des immeubles bon satnding et sa popre plage.

 

En clair, nous n'avons pas de belles photos à vous présenter, il n'y a rien à visiter ici, même pas à Casablanca, on reste dans cette ville  du littoral pour y vivre comme les locaux : aller au souk acheter ses fruits et légumes, acheter les reste chez l'épicier du coin qui prend son échelle pour nous donner un paquet de pâte, se poser au café de l'Océan (face à un carrefour sans intérêt) pour y boire le thé à la menthe,  manger dans un petit restaurant où les locaux ont l'habitude d'y aller...

 

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En parlant de manger, une petite anecdote. Un midi on a envie d' un couscous, la jeune serveuse du petit restaurant où l'on s'installe commence par nous dire que le couscous c'est le vendredi, bon pas grave on a le choix des tajines. Il est tôt tout juste midi personne d'autre encore dans leur boutique. On demande un jus de frais de la carte pas possible aujourd'hui, pas grave non plus on goûte alors au jus de pomme pétillant (pas bon comme dit Ohana). Je souhaite passer au toilette avec Ohana, et là comme si de rien était la  serveuse me prend vite la place pour donner un dernier coup de propre avant mon passage. Un chat errant partage le repas à nos pieds. La serveuse passait son temps a le chassé mais Ohana jouait avec lui. On demande s'il est possible de nous envoyer une salade de fruit en déssert, la serveuse nous dit pas de problème, on attend un peu et on la voit revenir par l'entrée avec un petit sac plastique. Elle revient de son épicier voisin. On a bien mangé, on s'en va, notre serveuse ne nous salue pas, elle est dèjà à papoter avec une amie. Rien d'exceptionnel, juste un petit moment à raconter, nous on en sourit, on sait comment ils fonctionnent.

 

 

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Photo-033.jpg       Photo-016-copie-1.jpg      On a profité de la piscine du yaucht club (22°)

 

 

 

 

Les sardines grillées    IMG_3830.jpg      IMG_3833.jpg

 

 

 

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   Un peu de bricolage de temps en temps                                   IMG_3821.jpg

 

 

 

 

 APPEL A TOUS : Nous  avons besoin de tous vos e-mail. Nous avions eu un problème informatique juste avant notre départ (ce n'est pas une blague) et nous avons donc perdu notre carnet d'adresse. Nous avons retrouvé plusieurs adresses mais il nous en manque encore beaucoup. Pouvez -vous nous envoyer un mail ou un commentaire en nous laissant votre adresse-mail. merci.

 

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:40

 

On a finalement pas partagé la nuit en 2 pour cette dernière naviguation, on n'était plutôt bien parti puis en soirée j'ai à nouveau été malade. J'ai tenu jusqu'à minuit repris à 5h en forme. Olivier ça allait. En tout cas on était super content on a avancé vite 6 à 7 noeuds en moyenne, et juste après le cap St Vincent on s'est trouvé au soleil sur un mouillage de rêve sur une petite plage entourée de falaises, l'eau turquoise...

 

ENSEADA-DE-SAGRES--BALEIRA--1---1-.jpg     ENSEADA-DE-SAGRES--BALEIRA--5---1-.jpg

 

 

Olivier s'est baigné pas moi la frileuse, encore 19° l'eau. On ose espérer que le plus difficile est derrière nous, que de meilleures conditions vont s'offrir à nous en étant plus au Sud. Actuellement, on est sur le mouillage de la ville de LAGOS pour récupérer le colis d'accastillage avec notamment le frein de baume (éviter un autre empannage et se fracasser la tête surtout). Le temps qu'Olivier travaille sur le bateau et que moi je parvienne à une connexion internet, et on part pour le maroc, traverser le détroit de Gibraltar mais bien au large. On réfléchit sur le port d'arrivée, Rabat ou Al Jadida. De nouvelles histoires en arrivant sur le continent africain, avec certainement de nombreuses anecdotes avec les marocains (problèmes administratifs par exemple, inch ha llha)

 

On commence à se faire plaisir, il était temps. On ne va pas en méditérannée, après le Maroc on continue notre descente, canaries et cap vert.

 

On est ouvert à toutes critiques concernant le blog, les améliorations a apporter, ce que vous souhaitez qu'on intègre...

 

Pour ce qui est des photos, le transfert ne passe pas ici, et je n'ai pas envie de perdre mon temps à comprendre pourquoi. Vous les aurez une autre fois.

 

 

Un petit moment passé sur la plage devant notre mouillage

 

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Nous avons visité des grottes et trous soufflants à 1 mile de LAGOS sur la punta de Piedade, les photos sur le guide nous ont incité à ne pas manquer l'évènement.. On a remouillé avec Angeeol au pied des falaises puis avons sauté dans l'annexe jouer les touristes. Plusieurs passages sous et entre les roches, facile d'accès quand il n'y a pas de houle comme ce jour là, sinon danger...Comme vous pouvez le constater sur les photos les grottes sont plutôt des arches mais ne soyons pas trop exigents le détour en valait la peine.

 

grottes-ponta-de-piedade--17---1-.jpg           grottes-ponta-de-piedade--19---1-.jpg         grottes-ponta-de-piedade--20---1--copie-1.jpg

 

On est tombé en panne de moteur sur la fin de la balade, au moins on s'est servi de nos nouvelles rames, et on a pris le temps de demander à un pêcheur de nous prendre en photo, ce n'est pas tous les jours que vous nous verrez tous les trois, si vous nous reconnaissez, j'avoue que ce monsieur  nous a pris de large...

 

grottes-ponta-de-piedade--26---1-.jpg

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:31

  cascais.jpg

 

Nous avons passé 2 nuits au mouillage de Cascais juste à côté de la marina, avant que le temps ne devienne vraiment mauvais. La houle du sud nous oblige à entrer au port. Et il nous est arrivé un nouveau petit problème. Au moment de relevé l'ancre, le moteur a calé, un bout de pêcheur s'est pris dans notre hélice. Olivier s'est dévoué pour rapidement enfiler sa combinaison de plongée et sauter dans cette eau bien froide dès le matin. Il a réussi à démêler notre ennemi. Pendant ce temps forcément le bateau dérivait, il fallait être bien attentif à ce qu'on ne vienne pas toucher un autre voilier ou bateau de pêche. Heureusement pour nous le vent n'était pas encore très fort.

 

A chaque nouvelle marina on retrouve des bateaux de voyage, et on en découvre de nouveaux, avec à bord des solitaires, des couples ou des familles. Les premières heures , on n'a pas forcément envie d'aller discuter avec les autres, on attend un peu, et puis on y va ou on vient vers nous. On verra par la suite comment nos relations avec les autres vont évoluer, tout dépendra je pense la durée du port ou du mouillage. On sent tout de même une certaine générosité, une envie d'aider l'autre spontanément entre "marins".On s'est retrouvé avec 5 bateaux français dont 3 bretons, on les retrouve partout ces bretons voyageurs! Un soir on s'est tous retrouvé pour un apéro un peu rallongé, très bonne soirée.On commence à créer des liens mais le lendemain, certains quittent le port pour une nouvelle escale, on se retrouvera peut être ailleurs peut être pas. On suivra leur aventure sur leur blog.

 

jabadao.jpg

 

 

Durant ces quelques jours au port, le vent a bien soufflé environ 40 noeuds de vent, et comme on était au moment des grandes marées, il y a eu d'impressionnantes vagues passer par-dessus la digue pour venir nous arroser les ponts des voiliers, il y a eu un peu de dégats, l 'équipe du port est venue renforcer les pontons. Le long de la voie ferrée, des barrières et du béton se sont effondrés. Dommage nous on n'a pas de vidéo à vous montrer sur le blog. On va essayer d'en récupérer une. On sait qu'en mer il y avait au moins 6 mètres de creux. Les journées ne nous ont pas empêché d'aller se balader lorsque c'était un peu plus calme, mais on souhaite que le vent chasse les nuages et se calme, le linge devient un enfer, il ne sèche pas, on se comprend entre nanas, tout est humide sur le bateau...

 

Cette marina de Cascais représente bien la ville, un goût de luxe où l'on nous offre une bouteille de vin à notre arrivée et où l'on commence par longer des grosses vedettes de plaisance dites "yauchts" d'une trentaine de mètres. LISBONNE est à une dizaine de minutes par le train, on l'a déjà pris pour tenter de rejoindre des boutiques d'acastillage et améliorer notre matériel. La ville est très agréable, beaucoup d'espaces verts, une architecture très moderne et différente parfois étonnante mais bien conciliée avec le décor avoisinant, le tout au bord du Tage. Des habitants très courtois, en apparence détendus. On se sent bien au Portugal. Un exemple, un matin dans le train pour Lisbonne on a rencontré Maria, qui à 3 stations de Cascais,un échange de quelques minutes et on se retrouve invité à manger chez elle.Une personne qui a beaucoup voyagé.

 

Theatre-national-Maria-II.jpg     Photo-014.jpg

 

On voulait vous préciser qu'on a du mal à se connecter au wi-fi, les réseaux ne fonctionnent pas bien, on doit aller consommer dans des bars à chaque fois. Vous n'aurez pas forcément de nouveaux articles régulièrement. Et puis on n'aura pas forcément tous les jours des tas d'histoires à vous raconter, on a des journées banales aussi qui se résument aux tâches ménagères comme à la maison, et quand il pleut beaucoup, on n'est un peu coincer sur le bateau, si bien que les visites sont décalées ou annulées. A moins qu'on achète une antenne wi fi.

 

On a repris le mouillage juste à côté de la marina, toujours à Cascais et on repart ce mardi 12 octobre avec très peu de vent malheureusement, on a l'impression que c'est tout ou rien. On vise LAGOS tout au Sud du Portugal dans l'Algarve. On attend un colis français pour des pièces puisque on n'a pas trouvé ce dont on a besoin même à Lisbonne. Et peu de temps après on prévoit le MAROC. Pour les quarts de nuit on va essayer une autre méthode, de se partager la nuit en 2.

 

A très vite...

 

 

 

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 15:22

 

Visite rapide de Porto by night en poussette, on a pris le bus puiqu'il y avait plusieurs kilomètres, Ohana était ravie

 

PORTO.jpg        photo pont louiz I

 

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 casse--1--copie-1.jpg              casse--3--copie-1.jpg

                      coulisseau de bome

 

 

Nous avons quitté le port de leixos en fin de journée après avoir acheté quelques pièces pour le bateau. Il a fallu qu'Olivier retourne en bus sur le centre de Porto à la recherche de la seule petite boutique d'acastillage tenue par des anciens dans leur villa.

 

Nous avons pris la direction de Peniche, petite ville de pêcheur fortifiée, 118 Miles de naviguation, pas de mal de mer cette fois, faut dire que la mer était calme. Avant d'arriver au mouillage puiqu'on voulait mouiller devant le môle face à la grande plage, on a du contourner toute la côte de cette ville qui de loin ressemble à une île (elle en était une apparemment autrefois), on a pu apprécier les falaises escarpées entrecoupées de quelques plages et ses 2 îles Berlenga et Cabo Carvoeira réserves naturelles

 

 

 

 

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              LES FALAISES DE PENICHE

 

 

On a finallement pris une bouée juste à l'entrée du port bien protégé par la digue. Ce sont les agents du port, lors du plein de gasoil qui nous ont indiqué cette place, gratuitement. Ils nous ont expliqué que la marina était fermée actuellement, que le ponton visiteur est en restauration. Nous avons rencontré un autre voilier et son équipage, une autre famille en escapade pour 5 ans, elle en est à sa 4ème année. nous ont raconté leur voyage jusque là, leur ressenti.

 

On attend un coup de vent avant de rapartir, on a envie aussi de rester au même endroit pour vivre davantage avec cette ville, flâner dans les rues, se balader sur sa côte, rester bricoler sur le bateau, profiteter du marché local...

 

 

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      nata patisserie : flan sur une pâte feuilletée

 

 

Les journées passent très vites, tout prend plus de temps : Se laver, laver le linge, se connecter à internet quand on a pas le wifi...par exemple. On essaie de ne plus se stresser pour un rien, on a plus vraiment d'impératif, si ce n'est que pour naviguer, si on veut naviguer, on doit suivre attentivement la météo.

En parlant de météo justement aujourd'hui on est un peu bloqué sur le bateau, il doit y avoir 30 noeuds de vent, il pleut, même dans le port le bateau roule. Qu'est ce qu'on va trouver comme occupation? Déjà écrire pour vous raconter notre nouvelle vie, dormir puique la nuit n'a pas été réparatrice, cuisiner puisque on a acheter du poisson hier, lire parce que jusque là on a pas pu beaucoup lire, jouer avec Ohana un peu plus et je crois qu'après on sera rendu au soir. Demain, ou après demain on compte passer sur la grande plage praia do medao, après des informations des habitants aurait lieu un championnat du monde de surf, donc Péniche est non seulement le second plus grand port de pêche du Portugal mais également un très bon spot de surf, l'occasion pour nous de s'intéresser à ce sport de glisse qu'on n'a jamais pratiqué.

 

 

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grande plage vide : matin tôt du bateau car la veille lors de la balade batterie à chargér dans le bateau!

 

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Ohana notre surfeuse a nous

 

 

Depuis Peniche, on est rendu à CASCAIS, une citée dortoir de Lisbonne à l'entrée de la vaste embouchure du Tage ( Rio Tejo).

Il a fallu prendre une décision, à savoir si on reste 1 semaine encore sur Peniche ou bien avancer un peu et s'arrêter dans 1 des 4 ports sur Lisbonne. En ce moment la météo n'est pas très clémente, on a déjà eu un coup de vent à Peniche avec de la houle, on avait une seule journée un peu plus calme pour se bouger un peu (avec tout de même une houle encore de 3m) sachant que derrière une autre dépression arrivait, donc pas trop le choix que de s'abriter dans un port. Sur cette côte du Portugal, il y a très peu de mouillage protégé.

On a encore été malade dès les premières heures de naviguation (pas Ohana). On va aussi vous faire partager les moments difficiles de cette aventure, ce qu'on se dit dans ces moments là. Lorsqu'on a le mal de mer, on n'a envie de rien, on est comme des Zombis, vidé pour moi puisque je vomis, sans force bien sûr, courbaturé de partout. On sait qu'il faut manger mais rien ne passe, Olivier culpabilise de nous avoir emené jusque là pour se retrouver loin des plaisirs mais dans le dégoût total... Je vous laisse imaginer. On essaie de réfléchir un peu et on parle, pourquoi on est dans cet état? Plusieurs réponses évidentes :

▪on n'est pas parti dans de bonne conditions (pas reposé, hésitant jusq'au dernier moment sur le fait de rester à ce mouillage ou en retrouver un autre),

▪la météo avec les 3 m de creux sans trop de vent (bruit et odeur du moteur), et déçu de ne pas tenir une bonne vitesse sous voile

▪ on ne navigue pas assez longtemps , le temps de s'amariner à nouveau on est déjà rendu dans un autre port ou mouillage, peut-être faudrai-t-il naviguer 3 jours d'affiler avant de s'arrêter. On le saura par la suite.

▪ on est destiné à avoir le mal de mer à chaque naviguation. D'ailleurs beaucoup de marins nous disent qu'il sont souvent sujet au mal de mer.

 

Plusieurs heures s'écoulent lentement, et voyant que le point de chute approche on se sent mieux, on relance une ligne de traîne (avec les bonbons au gimgembre de maman) pour obtenir une nouvelle fois un maquerau, on arrive au mouillage de Cascais juste à l'entrée du port à la tombée de la nuit par une mer calme, de belles lumières éclairent la ville, on retrouve le sourire avec l'envie de mettre pied à terre ici le lendemain. Un bon repas dans le cockpit au maquereau grillé et très vite les yeux qui se ferment.

 

Après ces quelques premières semaines de voyage, on se sent fatigué, je crois qu'on le sera toujours, déçus d'avoir autant le mal de mer, mais ravis de vivre sur un bateau. On réfléchit à éventuellement changer notre itinéraire pour découvrir les pays du sud de la méditérranée. Les températures ne seront pas très chaudes, cependant de nombreuses escales intéressantes avec du cabotage. Ou alors, on souhaiterait arriver vite dans des endroits plus chaud Canaries, Cap Vert, se baigner et traîner dans de somptueux mouillages, vous envoyer les cartes postales. Mais avant cela, on a de la route et pas forcément dans de bonnes conditions. Mais le plaisir s'obtient à force de persévérance.

 

  Photo-034.jpg

                              !!!! 

 

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:42

 

Nous voulions aller au moins jusqu'à PENICHE un port avant LISBONNE, mais nous avons rencontré nos premiers soucis. On va bien , pas de panique, on va dire qu' on a un peu cherché ce qui nous est arrivé.

 

Déjà pour commencer,on a repris la route en fin de journée vendredi de Muros sans être très reposés puisque la nuit d'avant nous nous sommes couché à 00H après avoir tenter d'échouer sur un banc de sable pour qu'olivier puisse modifier le pas de l'hélice qui ne permettait pas au moteur de prendre tous ses tours. Résultat il nous a manqué 50CM pour y avoir accès!! On a donc traversé une partie de la baie à pied pour aller repérer une cale pour la marée suivante de 6 HR

 

MUROS BIS (3)   MUROS BIS (9)

 

Sur le chemin de St Jacques de Compostelle...                      L'échouage à MUROS

 

 

Aprés avoir bien regardé la météo qui annonçait 20 noeuds de vent de nord, nord-est avec des rafales juqu'à 25 NOEUDS, on s'est dit très bien pour une fois on va avancer, puisque jusqu'a présent on a plutôt naviguer dans la pétole, et on va pouvoir tracer  2- 3 jours pour atteindre le sud du Portugal.

Dès le départ on a été bien pris par un mal de mer,il n'y a qu'ohana qui était cool!!!

On attaque notre première naviguation de nuit à deux ,les quarts de 3 HR en journée et 2 HR la nuit sont vraiment un rythme " à la con". Au début on ne trouve pas le sommeil et puis on fini par tomber de fatigue et dormir un peu. On avançait bien à 7 noeuds avec le vent annoncé mais on s'est rapidement rendu compte qu'on avait pas été assez attentifs à la houle et on s'est retrouvé avec des creux de 3M et une mer croisée avec la houle résiduelle d'ouest et un bon clapot de nord levé par le vent, le tout par le trois quart arrière. Le bateau se comporte bien mais il est clair que se sont des conditions plutôt musclées pour nous. Dans ces moments là le plaisir attendu tourne vite à la galère et les heures deviennent longues.La nuit passe et au petit matin un banc de dauphins reste avec nous pendant une bonne heure. A ce moment là, il nous reste à peu près 100 Miles pour arriver sur Peniche.

La particularité d'une allure au portant (vent arrière) c'est que le bateau roule bcp et que la houle rend la grande voile dure à laisser établir sur un bord.

 

Ce qui devait arriver arriva :

 

Une déferlente nous fait faire un écart de cap important et la grand voile passe  violement sur l'autre bord (empannage): la fixation du palan d'écoute sur la bome est cassée. Notre GV n'est plus maintenue et repasse une nouvelle fois sur l'autre bord. Cette fois c'est un des bas haubans ( câbles en inox qui tiennent le mat) qui arrête net la bôme.

Le bilan n'est pas beau : Il faut récuperer la bome qui est en travers du bateau pour retrouver un point de fixation où frapper l'écoute. On met ohana dans son lit en lui expliquant qu'elle doit rester toute seule : on dirait qu'elle comprend la situation et reste calme sans pleurer.On se met par le travers, on affale la gv et olivier est obligé de se pencher à l'extérieur du bateau ( attaché) pour passer un mousqueton et pouvoir ramener la bome dans l'axe le tout avec un bateau qui roule tellement que les filières tribord sont quasi dans l'eau. On remarque alors que la bome est bien marquée là ou elle a touché le hauban. Les 25 ND de cette nuit seront de trop, il faut rentrer pour réparer,le port le plus proche et accessible par tout temps est juste au dessus de PORTO, on est a 30 Miles.

 

  Nous n'étions toujours pas en forme, pas d'appétit, moi qui vomit... Par contre Ohana comprenait ce qui se passait, elle a été d'un calme époustoufflant, elle nous faisait des calins, une vraie petite fille qui prend soin de ses parents!

Pour rejoindre la côte,  on essaie de dormir, on ne parvient à rien faire d'autres.

 

On arrive à l'entrée du grand port de commerce de LEIXOS (touche PORTO), on affale tout et on met en route le moteur : 2 ème incident, l'alarme du moteur ne s'éteint pas, ce qui signifie qu'il n'y a plus d'eau! La un gros coup de stress, il faut remettre les voiles, alors qu'il y a beaucoup de vents le passage n'est pas large... On se met à tirer des bords dans la darse du port de commerce comme on peut zig-zagant les autres voiliers et un gros drageurs en reprenant 5 noeuds...une grande plage devant nous je la vise... J'essaie d'appeler les services du port par VHF ça ne marche pas... Olivier me dit qu'il lui faut 5mn pour réparer la panne, je rechange de route...il suggère de mouiller si ce n'est pas résolu rapidement, mais mouiller en arrivant à 5 NOEUDS je ne connais pas... Et finalement, son rapide coup d'oeil sur le filtre à eau de mer lui fait comprendre qu'il y a un problème sur le circuit d'eau, une poche plastique aurait bouché la prise d'eau? Non,c'est la gite du bateau qui a désamorcé le circuit d'eau. En changeant la turbine de pompe à eau de mer, on peut redémarrer le moteur, un grand soulagement. On reprend la route direction le port, j'espère au fond de moi que l'alarme ne va pas recommencer! c'est quand même rassurant d'avoir un mécanicien à bord.

 

On a dormi comme des bébés et on pense rester un peu ici, PORTO semble se faire désirée. Et je crois qu'on a bien mérité notre nuit au port.

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:25

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TRAVERSEE DU GOLFE DE GASCOGNE 4 JOURS

 

 

 

 

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ESPAGNE LA COROGNE - CORME

 

 

 

 

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ESPAGNE CORME CAMARINAS

 

 

 

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ESPAGNE CAMARINAS MUROS

 

 

 

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PORTUGAL MUROS LEIXOS PORTO

 

 

 

 

 

PORTUGAL LEIXOS PORTO PENICHE

 

PAS DE CAPTURE D ECRAN PRENEZ UNE CARTE DU PORTUGAL SI VOUS SOUHAITEZ LE DETAIL

 

 

 

 

 

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PORTUGAL PENICHE CASCAIS-LISBONNE

 

 

 

 

 

 

PORTUGAL CASCAIS à LAGOS

 

 

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 12:30

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GRENIER A GRAIN TYPIQUE EN GRANIT A CAMARIÑAS

 

Nous avons quitte le port de la Corogne samedi 18 sept pour commemcer a descendre l espagne, tant que les conditions meteos sont bonnes. On  navigue a la journee  et  nous prenons des mouillages proteges dans de tres belles rias, face a de charmamts petits ports de peche. A ce jour nous nous sommes arretes a CORME, CAMARIÑAS et MUROS d ou je vous envoir des nouvelles aujourd hui jeudi 23 sept. Il s agit d une petite ville d architecture gothique typique des villages de pecheurs, elle offre des rues a arcades, des ruelles etroites, des ñarches couverts ou en plein air.

 

muros--3-.jpg                              muros--4-.jpg                   muros--5-.jpg        

 MUROS                                                     MUROS                                    MUROS

 

 

 

Concernant la navigation, on a encore eu de la petole, mais en prenant un peu plus le large on a reussi a prendre plus de 5 noeuds et nous avons une nouvelle fois rencontre des dauphins. On a mis pour la premiere fois notre ligne de traine et forcement novice comme on est on a rien pris,,, On a passe egalement le CAP FINISTERRE qui par mauvais temps est  difficile a passer, pas pour nous bien sùr.

 

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cap-finisterre--1-.jpg    CAP FINISTERRE   

 

 

 

 

On se met doucement au rythme du bateau, on a besoin de dormir, c est pourquoi on a decide de rester 3 nuits a MUROS, en plus Olivier doit modifier la pale de l helice de notre moteur afin  qu il puisse prendre un compte tour plus rapide,  et ici on peut echouer pour travailler sur le bateau, on ne sait pas trop si plus tard on pourra effectuer cette modification.

 

On peut lire sur nos cartes et livres de naviguation qu il n y a pas beaucoup de port au portugal et on a encore de la route, on reflechit  a tracer une route sur 2 jours pour arriver a Lisbonne.On vous retient au courant des que possible

 

 

 

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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 16:02

 

 

          trans-cascogne-sept-2010.gif

 

 

 

   IMG_3382.JPG        Photo-094.jpg

 

 

 

On a quitté le port de St Goustan samedi 11 septembre 2010 avec Renaud le frère d' Olivier, très motivé de partager cette première partie de l'aventure, il n'y connaît rien au bateau mais sa curiosité et son enthousiasme suffisent pour l'embarquer au dernier moment. On a filé sur Belle -Ile pour 2 jours avant de partir traverser, une escale au charmant petit port de Sauzon afin d'échouer carénage oblige si on veut gagner de la vitesse pour la suite, puis mouillage sur une crique à Locmaria où d'ailleurs on a regagner la terre avec l'annexe pour une petite balade. Après avoir pris une dernière fois la météo (on pense à toi Greg) on a décidé de se lancer lundi 13 septembre au matin. ( on n'est pas superstitieux). La météo annonçait peu de vent mais au moins pas de dépression en perspective pour les quelques jours suivants.

Alors on s'est lançé sans trop d'appréhension sous le soleil... On n'avançait vraiment pas vite avec la grande voile et le gênois, mais on a laissé filé quelques heures comme ça jusqu'au moment où le vent  a forci lègèrement puis on a eu envie pour la première fois de naviguer sous spi, la météo s'y prêtait, cette grande voile légère un peu spéciale à mettre en place. Il nous est arrivé aussi de devoir mettre en route le moteur et le laisser toute la nuit, une période moins agréable où on doit supporter un bruit infernal, malheureusement on s'y habitue au bout d'1 heure.On  a suivi également durant ces quelques jours l'organisation des quarts, on se relayait chacun notre tour (sauf Ohana la veinarde) toutes les 3 heures en journée et toutes les 2 heures la nuit.  Pas facile mais ryhme obligé si on veut tenir. En gros il faut veiller, changer de route si on rencontre d'autres bateaux. Le temps de lire avec sa lampe frontale, d'essayer de reconnaître les étoiles.En journée bien sûr on se retrouvait  tous pour manger, parler technique et faire des manoeuvres ensemble. On n'a pas été malade, excepté Ohana qui 2 matins de suite nous a ressorti son biberon. Ohana est bien sage, elle a dèjà pris le rytme, pourvu que ça dure, elle joue avec n'importe quoi, et appelle de temps en temps papy, mamy, dalco, tonton. Et les marsouins depuis qu'on en a rencontré au large de belle ile.

on a été surpris de voir la mer aussi calme avec peu de houle au large, avec l'expérience de beaucoup, on s'attendait à autre chose, tant mieux pour nous, on a bien choisi notre fenêtre météo pour ne pas être dégoutté dès le début. En se retrouvant seul à la barre, on ressent une certaine liberté face à cette étendue d'eau salée, on se sent apaisé, bien sûr bercé pendant les moments où l'on essaie de dormir. On dira peut être autre chose lorsqu'on rencontrera des dépressions. On a quand même été brassés le dernier jour, où le vent s'accélère auprès des côtes, un temps très nuageux et même pluvieux, tout à intérêt d'être bien rangé à l'intérieur et nous on se tient!

 

 

 

   

 

On est arrivé à la marina de Coruna  jeudi 16 septembre au soir. soulager de se poser un peu, de prendre une bonne douche et de s'endormir pour un peu plus que 2H. Renaud a pris le bus ce matin pour rentrer en France, on s'est baladé dans la ville, et  la on attend lundi pour continuer à descendre avec un petit vent d'est.

Pour résumer durant cette traversée, on ne sait pas trop ce qu'on fait sur ce bateau ,simplement qu'on doit avancer pour arriver quelquepart, et apprécier le moment présent, ce qu'on observe, ce qu'on voit et ce qu'on ressent. Plutôt unique. Prêts à recommencer.

On a partagé ce moment avec Renaud avec beaucoup de plaisir, lui aussi nous a-t-il dit. A présent on réalise que nous sommes nous trois  pour vivre l'aventure que l'on souhaite depuis 6 mois.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 22:52

On a voulu acheter un bateau sans trop de gros travaux puisqu'on prévoyait un départ rapide, mais notre côté perfectionniste nous joue des tours. Olivier résumera plus précisément dans un autre article ce qu'il a effectué de son point de vue technique depuis l'achat. Le moindre travail s'avère plus compliqué que prévu, si bien que plus long que prévu. Exemple : la pose du panneau solaire sur notre balcon arrière, au moment de le fixer on se rend compte que les pales de l'éolienne peuvent venir toucher de quelques centimètres. En le rabaissant, on empêche l'inclinaison du panneau donc un certain poucentage de watts en moins car moins d'ensoleillement...Un peu plus de réflexion et déception de ne pas pouvoir avancer sur une autre tâche.

On est à 1 mois du grand départ, et on ne pense qu'à terminer les travaux, pas prioritaires pour certains mais plus confortables dès le début du voyage pour nous ajourd'hui, on n'est en même temps dans le déménagement de la maison même si on avance plus car on manque de cartons. On aimerait se prendre quelques jours et s'éloigner de ce projet un peu et revenir avec une pêche d'enfer pour les derniers préparatifs. Mais l'aspect financier d'une part ne nous le permet pas et  il est difficile de mettre de côté des désirs de finition.

Depuis 6 mois Olivier a donné toute son énergie dans ce beau projet, et là, il a besoin de soutien , de mon soutien bien sûr. Il serait bien dommage de partir épuisés physiquement et psychologiquement.

Attention à l'ampleur des travaux je dis!

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 21:03

Notre Ange Eol est un voilier monocoque, dériveur lesté, type jurançon en aluminium. Sa longueur est de 9m85 et sa largeur 3m40  pour un tirant d'eau de 1m20/ 2m25. Sa conception est de 1984 en vue de la croisière hauturière.

 

IMG 3099

 

Lors de l'achat du bateau on a décidé de le débaptiser pour  reprendre un jeu de mot avec Angélique et Olivier nos prénoms tout simplement, en ajoutant un peu d'Ohana ça faisait un peu trop long.

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